dimanche 31 décembre 2017

En pause à LA

Que le temps parait interminable quand il ne s'agit que d'attendre!
Et évidemment lorsque nous sommes contraints de le faire, les forces du calendrier viennent s'en mêler! Quand tous
les aléas sont réunis, le schimlibilibilik en devient passablement ralenti!
Mais maintenant que le week-end et noël (que nous espérons heureux et chargé de bons souvenirs pour chacun d'entre vous) sont passés, notre maison a ses nouvelles chaussures installées à ses 4 pieds! Merci Sam le mexicain pour qui il n'était pas du tout un problème de monter des pneus avec des dimensions inconnues aux Etats-Unis sur un véhicule beaucoup trop grand pour le garage! Seuls les mexicains veulent bien s'y coller!


Et la route va pouvoir reprendre!

Mais qu'avons nos fait pendant ces quelques jours d'arrêt forcé?

Déjà, pour commencer, nous nous sommes posés dans un RV park au bord de l'océan, au moins nous étions tranquille de ce côté là, pas besoin de chercher de bivouac au jour le jour dans une si grande ville sans s'éloigner trop du point de chute de nos pneus. Dis donc, nous qui n'avions fait que 3 ou 4 campings depuis notre arrivée au Canada, les statistiques vont avoir du plomb dans l'aile en un seul coup!!!

Nous étions le petit poucet au milieu des géants!




Tous ces petits espaces aménagés sur la plage avec chacun une poubelle sont des fire pits. Autrement dit des foyer pour faire du feu réglementairement. Et j'aime autant vous dire que les américains sont friands de la pratique, tous les jours à la tombées de la nuit, la plage brillait de mille feux.
Et le RV park n'était pas en reste, outre tous les feux allumés sur la plage, tous les camping-caristes possèdent leur propre foyer transportable et chaque emplacement avait lui aussi son feu, parfois même allumé sans personne autour. C'est traditionnel!


On vous pose tout ça en vrac et dans le désordre :-)

VENICE BEACH
Avant de vous dire que nous y sommes allés, sinon nous ne vous poserions pas la question! Qu'est-ce que qu'évoque pour vous Venice Beach, comme ça à chaud?

Un petit come back me concernant directement. Dans mon imaginaire, j'allais croiser une palanquée de corps "parfaits", faits, refaits, défaits, bronzés, body-buildés. Grosso modo le cliché parfait de la plage californienne dans toute sa splendeur immaculée de monde parfait!

Mais que nenni! Un pan d'imaginaire entier qui tombe en lambeaux sitôt foulés les premiers mètres de la promenade Entendons-nous bien, la promenade de Venice Beach, parce que pour arriver jusque là, nous avons usé nos baskets sur plus de 15km le long de l'océan et tout le contournement de la marina. C'est d'ailleurs pour ça que nous ne pensions pas marcher autant, c'est que de l'endroit où nous étions, nous avions bien vu où était notre point de chute, mais pas la marina à contourner!
Les fameuses cahutes des lifeguards, comme dans alerte à Malibu!
 Et la fameuse marina à contourner avec nos petits pieds!


Alors Venice Beach de nos yeux vus! Un monde parallèle, repaire de tous les paradis artificiels, en témoignent des gens qui tenaient devant eux des pancartes avec "Need $ for cocaïne", tout était dit! Un village improvisé en bord de promenade avec des monceaux de tout et de rien récupérés de droite et de gauche. Un campement à même la plage avec de partout des gens qui s'ils ne sont pas allongés en train de dormir (voire même assis) ont installé des stands de fortune pour vendre un peu tout et n'importe quoi qu'ils fabriquent au fur et à mesure ou alors directement importé en masse pour les plus "riches".
Après être passés en  territoires Indiens, nous voilà parachutés en pays hippie. même si nous ne sommes pas des afficionados de conventions en tous genre, c'est très surprenant de se retrouver là.
Au milieu de cette "faune" complètement passée de l'autre côté de la barrière de la lucidité, quelques vrais artistes sont saupoudrés au milieu. Il est carrément difficile de s'approcher des stands pour regarder de plus près ces oeuvres ou reliquats du désœuvrement puisque nous sommes accostés avant même d'être à 2m des tables, au départ ça semble pénible, et puis au final c'est drôle. Personne n'insiste et n'est lourd, même si ce n'est pas demain que nous deviendrons hippies aux pieds nus et sales!
Il faut aussi  compter sur quelques rappeurs (de pacotille?) venus se mettre sur le passage pour quasi nous fourrer dans les mains un de leur CD (copié la veille au soir devant leur pc) et nous en demander le prix fort. Inutile de vous dire, qu'il est totalement interdit de prendre la moindre photo, en même temps, nous ne sommes pas dans un zoo. Et là oui ça doit être particulièrement pénible pour tous ces gens de se faire photographier à tout bout de champ par les nombreux touristes qui investissent le pavé.  Il y a néanmoins quelque chose d'assez étonnant pour ce milieu alternatif qui prêche paix, amour,  eau fraîche (hum) et qui rêve d'un monde sans argent, de voir qu'au final ils ne sont pas contre quelques billets verts, les pots devant les campements ne semblent pas être des cendriers!
En face de tout ce "beau" monde, des magasins de babioles à l'effigie des fameux life guards, des pseudos stands de bouffe qui ne donnent pas envie d'en savoir plus qui devaient avoir pignon sur rue depuis des lustres, bien avant que la vie parallèle s'installe, mais qui semblent en pâtir.

Le bilan est qu'il a été très agréable de nous promener à Venice Beach, même si ça nous paraissait un peu compromis au départ!

Les quelques rares clichés de la balade


Il y a quand même bien dû avoir cette période gym à tout va avec ces installations sur la plage, non mais!






Et aux abords de tout ce chantier à ciel ouvert, de superbes maisons qui dominent la plage. Le mélange est aussi étonnant que détonnant, reste à savoir si tout le monde vie en parfaite harmonie? Nous avons une vague petite idée en ayant simplement vu le nombre de caméras braquées à tous les coins des superbes maisons....



Reste la plage du bord de mer qui elle est toujours superbe, balayée par les vagues et puis un très chouette skate park où nous sommes restés un long moment à regarder ces as de l'équilibre.



Nous sommes rentrés, il faisait nuit noire, complètement ratatinés par cette longue, longue promenade. Enfin surtout moi!! A 19H30 j'étais couchée!

NHL
Alors que nous pensions le dossier clos, nous avions du temps pour fouiner sur internet et avons trouvé des places pour aller voir un match de hockey de NHL au Staples Center, antre des Kings pour le hockey et des Lakers pour le Basket.  Ce Staples Center se trouve en plein dans le quartier des affaires de LA, inutile de préciser que ce n'est pas le plus simple pour se garer.
Nous avons pu assister à une rencontre de l'équipe locale avec son gardien de but Jonathan Quick, idole de Ptit Babzouk qui n'était malheureusement plus avec nous (il aura tout de même son petit souvenir), contre les Avalanches du Colorado. Victoire de l'équipe locale 2 à 1 sur mort subite pendant les prolongations.

La patinoire pour les fêtes juste en face du centre



Le sapin de noel géant, comme partout ailleurs


Pas la peine de vous les présenter ceux-là, hein?






Au milieu des gradins, un espace dédié à un DJ qui est là pour animer toute la soirée. 


Et le traditionnel "Happy Holidays" servi à toutes les sauces. C'est ce que nous aurons entendu ou lu le plus en cette fin d'année.

 
Cette soirée était toute particulière, puisque Marian Gaborik, joueur de Los Angeles fêtait ce soir là son millième match de NHL. Les petits plats ont été mis dans les grands pour le spectacle et les honneurs qui lui ont été faits devant les 18 000 personnes présentes, avec de superbes cadeaux à la clef.






Et comme dans toutes les patinoires que nous avons pu voir en Amérique du Nord, en dehors des fins de périodes où les Zambonis (surfaceuses) refont la glace, une armée de personnes entre sur la glace dans un ballet bien rôdé avec des sortes de pelles pour enlever le surplus de glace (ils entrent toutes les 3 ou 4 minutes effectives de match). Et là en l’occurrence à LA, c'étaient des petites pépettes toutes mignonnettes avec leurs petites tenues de noël :-)



SANTA MONICA
Nous sommes retournés un peu plus loin que Venice Beach, mais avec le camion ce coup-ci, nous n'allions tout de même pas nous faire avoir deux fois, jusqu'à Santa Monica. C'est toujours une plage dans le prolongement de celle de Venice, mais un peu plus familiale celle-ci avec sa jetée qui abrite une fête foraine à l'ancienne au dessus de l'eau et quelques artistes de rue qui bravaient le vent et le froid ce jour là.



Et c'est aussi sur cette jetée qu'est la fin de la route 66!


Tout un côté de Santa Monica Beach est aménagé pour le sport, c'est peut être bien de là que je tenais mon cliché! Ce morceau de plage s'appelait d'ailleurs auparavant "Muscles beach". Et nous nous sommes perchés sur un mur un long moment pour regarder, surtout admirer les prouesses de ces jeunes et moins d'ailleurs qui n'en étaient pas à leur coup d'essai! Mais ils n'avaient pas pour autant des allures de cartes postales sans défauts. Ils étaient juste "normaux" à tendance très cool!


 
Un petit tour rapide du centre commercial tout proche et nous sommes rentrés à notre home sweet home de RV park où finalement nous sommes mieux qu'à traîner en pleine ville par ce froid de coin-coin.

Et le reste du temps
Nous sommes restés les jours suivants à proximité de notre bivouac, quelques moments sur la plage.











Les voitures des life guards qui sillonnent la plage toute la journée en hors saison, lorsqu'ils ne sont pas dans leurs cabanes.



Quelques minutes  à regarder passer les avions, juste le temps de prendre ces quelques photos, c'est pas peu dire si le LAX, aéroport international de LA draine du monde. Grosso modo, c'est un départ par minute. Des avions de toutes les couleurs, grosseurs et compagnies du monde entier. Et même si nous étions proches, au final le bruit ne nous a pas gênés. Nous pouvons même dire que nous nous sommes rapidement habitués. Nous en sommes même arrivés à nous interroger quand nous n'entendions pas d'avions (hihi)



Oups là ce sont des mouettes!







Quelques balades en bord de mer pour aller manger ou boire un coup!





Une ratatouille de noël. Nous avions envie de légumes simples depuis un bon moment! Une bouteille de vin blanc californien et quelques makis frais.
Nous nous attendions à de grandes effusions la veille ou le jour de nöel, mais tout était assez calme malgré que ce soit vraiment un moment sacré pour les américains. Au lieu de dire bonjour ou a revoir, la semaine a été sous le signe des "merry Xmas". Et les décorations des maisons, des voitures, des camping-cars étaient à la hauteur de "l'événement". Et une grande partie des gens revêt le fameux "pull de noël le plus moche". Et y'avait du level!



En sommes des journées simples de vacances en bord de mer. Y'a pire pour un mois de décembre que d'être en Californie, non?



 Je profite de ce petit coin de papier libre pour écrire un peit mot sur ce qui nous a complètement abasourdis en sillonnant ces grandes villes américaines.
C'est le nombre de sans abris qui y ont paradoxalement élus domicile. Des rues entières sont un enchevêtrement de cabanes, de cartons, de bâches tendues, d'amoncellement d'ordures, d'endroits qui ont pris feu volontairement ou pas... Et tout ça à quelques mètres seulement de l’entrée des pavillons. Il y a des dizaines et des dizaines de personnes qui errent comme ça, tous âges et origines confondus. Toutes semblent avoir totalement perdu les pédales pour des raisons qui nous échappent ou alors sont trop nombreuses pour savoir évaluer lesquelles ont laissé de tels affres de désolation. Ils n'ont plus rien, alors comme pour avoir la sensation d'avoir eux aussi quelque chose, ils déambulent avec des chariots remplis de montagnes de sacs plastiques qui enferment tout un tas de bric et de broc qu'ils récupèrent dans les poubelles. Tous sont dans un état de délabrement total, sales (alors qu'ici il y a des douches de partout), vêtus de nipes complètement déchiquetées (alors que leurs charriot regorgent de tissus qui dépassent). Ils ne font même pas la manche, ou peu la font,  ils errent de poubelle en poubelle, en vivant dans un monde que seule leur tête semble connaître. Nos sentiments oscillent entre la tristesse de voir autant d'âmes en peine et le comment peut-on en arriver là dans un pays où il est beaucoup plus simple de garder au minima une apparence de dignité par rapport à la France. Il fallait le dire...Les images resteront gravées....

Y'a plus qu'à prendre la direction du Mexique maintenant!

2 commentaires:

  1. continuez à faire le plein de découvertes, c'est bon de vous suivre :) Une belle année débutante à vous deux et demi (ça c'est pour le chien :) )

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  2. Belle année à vous les voyageurs ! Nous prenons toujours autant de plaisir à vous lire. Bise des Vagueauvent

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