dimanche 25 février 2018

9h, qui dit mieux?

Oui vous pouvez dire 10h ou même 8h45 c'est mieux que 9h, mais pour quelle raison?

Parce que en ce qui nous concerne c'est 9h de route pour faire moins de 270km!!! Mais attention, il ne s'agit pas de n'importe quelle route, alors ça non! C'est la grande route qui va nous emmener flirter avec les abords de Mexico, Mexico l'immensissime, Mexico
l'une des plus grande ville au monde.

Et quoi de mieux pour arriver dans cette mégalopole que de rouler sur des routes 2x 2 voies traversées par des troupeaux, parfois de vaches, parfois de moutons, parfois des deux à la fois, avec des vélos qui roulent à contresens parfois sur la voie de droite puisque la BAU est un vrai gruyère avec ses trous.... A faire! (ou pas!)

Mais nous sommes sauvés, la sécurité sur la route est assurée de partout, ouf! Comme par exemple ici à 2800m d'altitude après avoir passé un col, la route redescend avec une forte pente et un chouette panneau est là au cas où: "Véhicules sans freins, suivez la ligne rouge". Et miracle, elle est bien là cette ligne rouge, mais elle est un coup sur la voie de gauche, puis traverse sur celle de droite et inversement. Bon alors là tu te dis "pourvu que le gars qui s'aperçoit là tout de suite qu'il n'a plus de freins ait bien par contre un morceau de carton et un gros feutre pour faire un panneau nous avertissant qu'il ne peut s'arrêter!!!"
Ils sont bons ces mécanos mexicains, à priori tout le monde avait ses capacités freinatoires à plein régime!

Nous approchons du monstre, ça se sent tant dans l'air qu'avec le nombre de véhicules sur la route qui sont nos compagnons! Et nous avons une petite mission avant de nous éloigner définitivement du quartier, aller chez Decathlon! Quoi de plus naturel que de se rendre aux portes de cette enseigne quand nous cherchons un équipement sportif? Hein? Ne vous posez pas la question, c'est bien ce que vous faîtes à la maison!
Mais ici, vous devez vous dire que nous sommes bien des couillons de français pour vouloir absolument aller dans un endroit connu! Que nenni, c'est qu'il est impossible de trouver ailleurs l'objet de notre quête! Nous cherchons une slackline après avoir passé un après-midi entier il y a quelques semaines à faire des essais à San Blas. Et impossible de trouver ailleurs malgré nos recherches pointilleuses! Bon ce  n'est pas grave, Decathlon est en train de faire son petit trou au Mexique et vient d'ouvrir son 5ème magasin, tous à Mexico et banlieue. Nous en ciblons un qui se trouve sur notre route ou pas loin, au nord de la ville. Et qu'est-ce que c'est couillon de voir notre belle enseigne que nous connaissons si bien un coup à gauche, un coup à droite sans réussir à s'en approcher..... Quand je dis impossible, c'est impossible. La seule entrée que nous ont indiqués nos 2 GPS nous voulaient nous faire traverser des routes à 6 voies avec 50m de battement et dans un traffic de malades. Nous faisons une croix sur Decathlon mais nous retrouvons bien embringués comme il faut dans les bouchons où les mexicains ont une patience très limitée. Quel chouette moment d'immersion :-)

Notre point de chute se trouve à une quarantaine de kilomètres au nord est de la ville, San Juan de Teotihuacan à 2300m d'altitude. Teotihuacan la majestueuse "Cité où les Dieux sont nés", plus grand site archéologique de toute la Méso-Amérique. Nous pensions nous retrouver dans un coin de "campagne" pour arriver jusque là, et encore une fois que nenni, nous sommes toujours dans la banlieue de Mexico et toujours dans une circulation citadine jusqu'à l'arrivée. Mais par contre, un autre Decathlon, accessible celui-ci se trouvait à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée. Nous avons notre slackline, essayée et approuvée depuis! Juste un petit topo sur le magasin qui était quasiment vide, ce qui détonne par rapport à l'affluence que nous connaissons pour cette enseigne en France. Il faut dire que les prix sont identiques au centime près à ceux pratiqués en France. Et un magasin où les prix conviennent à tout un peuple en France ne correspond pas à l'intégralité du peuple mexicain, loin de là. Du coup, nous nous sentons dans un magasin de luxe, c'est incroyable. Nous sommes acceuillis comme des rois, chaque vendeur vient nous saluer avant même que nous ayons dit être français. Nous avons des goûts de luxe, nous achetons chez Decathlon!

Nous voilà arrivés dans le camping de Teotihuacan où à peine le portail passé, nous tombons sur une famille française avec leur immense camping-car Concorde. Nous passerons un long moment à discuter avec Caro, François et leur fils Gabin, eux sont sur la remontée vers le Canada.

Nous filons nous coucher de bonne heure pour être sur le pied de guerre tôt le lendemain matin avant que le soleil vienne nous chatouiller le museau  pour aller arpenter ce premier et immense site.

Teotihuacan fut un temps la plus vaste cité du Mexique et la capitale du plus grand empire précolombien. Le site est dominé par les immenses Piramides del sol y de la luna.
Sa construction selon un plan en damier débuta au 1er siècle de notre ère et la Piramide del sol fût édifiée en 150 sur le site d'une ancienne grotte sanctuaire. Le reste de la cité fut pour l'essentiel édifié entre 250 et 600.
Teotihuacan était divisée en quartiers par 2 grandes avenues qui se coupaient près de la citadelle. L'axe nord-sud est la fameuse Calzada de los Muertos (chaussée des morts) ainsi baptisée car les Aztèques qui occupèrent les lieux  par la suite croyaient que les grands édifices qui la bordaient étaient des tombeaux édifiés par des géants en l'honneur des premiers souverains.
Plusieurs siècles après sa chute, Teotihuacan demeura un lieu de pélerinage des souverains Aztèques, selon lesquels tous les Dieux s'étaient sacrifiés à cet endroit pour mettre le soleil en marche au début du "Cinquième monde", le leur. Le site est toujours très important pour les mexicains: des milliers d'entre eux affluent chaque année vers les pyramides pour célébrer l'équinoxe de printemps et s'imprégner des énergies censées y converger.

Sitôt entrés sur le site, nous nous trouvons face à une longue avenue de plus de 2km en direction du nord. On longe tout le long les ruines des palais qui abritaient l'élite jusqu'à arriver à l'impressionnante Piramide del sol.



Elle est au fond la majestueuse!





Le quartier des chiens errants, ils étaient une cinquantaine à traîner dans le coin








La Piramide del Sol qui avec ses 7Om de hauteur et ses 222m de côtés se classe par ses dimensions au 3ème rang mondial derrière les pyramides de Cholula et de Kheops.
3 millions de tonnes de pierres, de briques et de gravats ont servi à son édification et sans outils metalliques, animaux de trait ni roues. Chapeau bas les gars!!



Nous pouvons grimper jusqu'au sommet sur ces marches hautes et pas très larges. La vue est sublime sur tous les alentours depuis le sommet. Une équipe de télévision était avec nous au sommet ce jour là pour tourner très certainement un documentaire, mais nous pouvions naviguer où bon nous semblait, sauf dans le champ des caméras.  Nous sommes bien au Mexique, les largesses sont plus grandes que chez nous!






Vue sur la Piramide la la Luna qui se trouve tout au bout de la grande avenue, au Nord. Et vue sur la pollution de Mexico qui bouche la vue à courte distance. Pourvu que cette pollution ne nuise pas trop à ce sublimissime site!











Piramide de la luna sur laquelle nous pouvons grimper à mi-hauteur. Elles est moins imposante que celle du soleil, mais comme elle est construite sur un terrain plus elevé, l'illusion d'optique fait que leurs sommets paraissent à la même hauteur.








Vue sur l'avenue depuis la Piramide de la luna. Ca en donne encore des frissons de voir les photos tellement c'était magique!


Le musée des peintures murales.







Le palais ou certaines fresques sont bien conservées ou restaurées.





Nous ferons une petite halte pour casse-croûter au restaurant à l'intérieur du site qui ne casse ni 3 ni même 2 pattes à un canard comme bien souvent. Et nous terminerons notre visite près de la porte où nous sommes arrivés avec el Palacio de Quetzalpapalotl. Le palais du Quetzal-Papillon, sans doute résidence d'un grand prêtre. Ses colonnes très bien conservées sont sculptées de représentations de Quetzals ou d'un hybride Quetzal-Papillon.









La journée entière aura été juste suffisante pour faire le tour du site. Nous avons tout de même traîné un bon moment allongés au soleil au sommet de la pyramide du soleil à se prélasser et écouter les rabatteurs en bas attirer les badauds avec leurs instruments qui imitent le cri du jaguar. La toute première fois où on l'entend on se pose bien la question de savoir ce que ça peut être!
Et des rabatteurs, il y en avait! De partout avec toutes les babioles possibles et imaginables, nous en avons dit quelques uns de "no gracias" toute la journée!

Magnifique Teotihuacan!

Nous reprendrons la route le lendemain matin pour retrouver le bord de mer dans le Golf du Mexique. Il pleut lorsque nous arrivons au Nord de Veracruz, nous trouvons un bivouac en bord de plage qui n'a rien de transceandeant avec cette pluie et cette boue un peu de partout. Ce sera un bivouac d'une nuit, nous n'y resterons pas plus. Nous voulons nous garder un tout petit peu de temps pour le Yucatan. Nous profitons de nos bivouacs quand celà en vaut le coup, ce n'est pas le cas ce soir là.

Le cap est mis sur Catemaco et son lac, pour le pire camping depuis le début du voyage tenu par un américain antipathique à souhait. Pour faire simple puisqu'il ne mérite ni que l'on parle de lui ni de son infâme camping: pas d'eau du tout avec un beau mensonge du vieux schnok pretextant que ce sont les enfants d'un autre camping-car qui ont vidé les cuves (alors qu'il n'y a pas d'eau depuis des jours!), une piscine avec une belle eau vert pomme, des moucherons mordeurs de partout, même s'il n'est pas "trop" responsable à ce niveau là, quoiqu'il n'y en a plus aucun sitôt passé le portail et ce pignouf d'américain qui reste hautain dans ses propos et son attitude... Bref à ne surtout pas recommander!
Inutile de préciser une nouvelle fois que nous ne resterons pas 2 nuits ici, mais il nous reste l'après-midi à écouler et nous comptons partir nous balader en bord de lac, mais mon petit orteil que j'ai cogné la nuit d'avant dans le bas du frigo n'en demande pas tant. Il ne veut pas aller se promener le saligaud! C'est pas grave, nous allons nous installer juste à la sortie du camping, assis sur le trottoir au milieu du quartier. Et nous passerons un de nos meilleurs moments du Mexique en cet après-midi à ne rien faire. Nous intriguions les habitants de la rue assis là alors qu'habituellement les touristes ne font que passer rapidement. Tout le monde est venu discuter avec nous! Nous avions Babzoukachien avec nous, la dame de la maison d'en face nous a sorti tous ses chiens un par un, ravie de nous les présenter. Malgré les nombreux chiens errants un peu de partout, beaucoup de mexicains ont des chiens de compagnie comme chez nous. Moment magique!

Nous vous donnons rendez-vous dans quelques jours pour un petit bout de jungle et un nouveau site, Maya celui-là!

A bientôt!



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