mardi 3 avril 2018

Petit échantillon dans le pantone Guatémaltèque

1 heure top chrono et nous voilà au Guatémala. Cela nous laisse rêveurs pour toutes les frontières que nous allons encore devoir traverser jusqu'au Panama. Et si c'était aussi simple que ça de voyager par voie terrestre avec son propre véhicule et un chien après tout!

Vous en saurez plus lorsque nous sortirons du pays. Mais pour le moment, autant vous l'annoncer d'emblée, vous n'aurez pas le panachage
complet du meilleur du Guatémala. Autant pour bon nombre de pays, les avis divergent énormément, autant pour celui-ci ils ont tous tendance à concorder vers un point très positif, exception faite pour l'état des routes (encore).

Puisque tout le monde s'accorde pour dire qu'il ne faut rien rater des richesses du coin, pourquoi nous ne pourrons vous servir qu'un modeste plateau télé à vous mettre sous la dent? Tout simplement parce que tout le monde nous a bien mis en garde sur ce fameux état des routes et vu les soucis que nous avons rencontrés au Mexique, nous avons décidé sans trop prendre de temps pour réfléchir de nous cantonner aux routes principales vues et revues avec bon nombre de voyageurs que nous avons croisés et qui étaient sur la remontée. Alors malheureusement autant pour nous que pour vous, pas de Chemuc Champey, pas de lac Atitlan, pas de Coban, pas d'ascension pour s'approcher du fascinant volcan Fuego, pas de....et pas non plus de....

Et puis la seconde raison, mais pas des moindres est que le temps s'écoule à vitesse grand V et notre dernier point qui sera à marquer sur la carte du voyage est encore loin géographiquement parlant, mais tout près sur le calendrier.

Nous sommes sur la fin de ce voyage mais le moment de parler du retour et de tous ses aléas n'est pas encore pour aujourd'hui.

Nous allons tout de même vous raconter ce que nos avons eu la chance de découvrir dans ce nouveau pays qui n'aurait sûrement jamais été une destination de voyage comme ça de prime abord vu de France, à tort. Et puis si vous n'en avez pas assez avec nous, pour vous réjouir les yeux autant par les images que par les textes, je vous dirige vers le sublime site de Richard qui a fait de ce pays un de ses voyages de l'année 2017 et qui sera bien plus complet. Je vous laisse vous régaler en sa compagnie, non sans vous parler avant de qui est Richard. C'est un journaliste Grenoblois que j'avais perdu "de vue" depuis une quinzaine d'année et avec qui j'ai repris contact alors que nous étions justement au Guatémala, et c'est maintenant un réel plaisir de partager avec lui les endroits où nous allons et ceux où il est allé lui. Sans être un voyageur au long cours, il ne doit pas être loin d'avoir fait le tour du monde pour nous régaler de ses sublimes clichés. Ravie de t'avoir retrouvé au hasard de mes pérégrinations sur la toile Richard :-)




C'est un peu idiot à dire, mais les paysages paraissent se modifier sitôt que nous passons une frontière, et pourtant nous ne sommes qu'à quelques kilomètres du pays précédent. Ici les paysages après la frontière nous rappellent un peu les Alpes. Nous croisons les enfants qui rentrent de l'école sur les bords des routes avec leurs uniformes, tous différents en fonction des écoles et des villages, mais ils sont tous très beaux. Et c'est drôle de les voir habillés tous à l'identique, de manière traditionnelle et de voir leurs sacs sur le dos qui affichent les mêmes marques que chez nous. Nous croisons également beaucoup de cochons sur les routes de puis l'entrée dans ce pays. La vigilance sur la route est toujours de mise et le restera probablement jusqu'à la fin du voyage entre les animaux, les trous (que dis-je les cratères), le macadam qui se transforme en piste et le reste!

En parlant de route, il y en a une qui était facilement faisable avec le camion, celle pour nous rendre à l'un des plus grand site Maya, celui de Tikal qui est proche de la frontière. De l'avis de beaucoup de voyageurs, c'est the best of the best. Nous ne pourrons confirmer ou infirmer puisque nous avons été recalés à 17km avant de pouvoir voir la première pierre, à l'entrée du parc national qui n'autorise pas les chiens. Difficile de leur dire que nous n'en avons pas un, elle était sur mes genoux, par contre impossible de leur faire entendre qu'elle ne descendrait pas du camion tout le temps de notre visite et que nous allions redescendre ensuite. Ils n'ont rien voulu savoir, si ce n'est nous proposer de la faire garder là à l'entrée du parc par le premier venu.... Non mais tu nous as bien regardés? Tu laisserais ton fils ou ta fille avec un inconnu pour entrer dans un endroit où les enfants ne peuvent aller? Non, et bien nous non plus, nous nous passerons de Tikal puisqu'ils ne veulent pas de l'équipée entière! Non mais!

Nous redescendons donc au village d'El Remate sur les bords du majestueux lac Peten Itza ou nous bivouaquerons tout au bord  derrière l'hotel El Muelle.


Notre petit campement vu du fond du ponton, nous ne pouvions avoir meilleure vue sur le lac!

Comme de partout lorsque des hôtels nous prêtent ou louent un petit morceau de leur terrain pour nous poser, nous pouvons bénéficier de toutes les infrastructures de l'hôtel et là en l’occurrence la piscine était la bienvenue pour moi et un des kayaks pour Monsieur Babzouk qui est allé ramer sur le grand lac.















Nous étions tranquillement installés sur la terrasse qui domine le lac pour boire un cocktail quand nous sommes interpellés par 2 jeunes filles. Un groupe d'étudiants en tourisme de Guatémala City était là pour quelques jours en stage grandeur nature dans leur pays. Et un de leurs exercice à faire pendant le stage était une interview, et nous nous sommes pliés avec bonheur (et honneur) pour répondre à toutes leurs questions. Nous espérons que notre espagnol aura été assez bon pour qu'elles puissent travailler sur les enregistrements qui ont été fait.

Le coucher de soleil sur le lac était divin.



Puisque pas de Tikal au programme, nous reprenons la route le lendemain matin pour nous rendre à la petite ville de Flores quelques dizaines de kilomètres plus loin. Il nous faut tout d'abord trouver un bureau pour assurer le camion. Contrairement à la frontière du Belize ou l'assurance était obligatoire pour passer et où un agent attend patiemment le client en bordure, ici l'assurance n'est pas obligatoire. Nous savons pertinemment que c'est de la foutaise que d'en prendre une, que ça ne servira strictement à rien en cas de pépin, mais ça nous donne bonne conscience d'avoir le papier en main et d'avoir fait les démarches pour être en règle comme nous le serions en France. Enfin, il ne faut pas exagérer non plus pour les démarches, c'est bien souvent dans un estancot que nous récupérons ce fameux papier en ayant juste présenté notre carte grise que les gens se contentent de recopier dans leurs formulaires. Et bien souvent l'estancot peut aussi vendre des glaces, des bières ou des pneus..... Nous sommes bien loin des procédures de notre chère France, mais bien moins couverts également ceci dit!

Une fois les démarches faites pour l'assurance, à savoir 10 minutes tout au plus, le temps de payer quoi, nous garons le camion près d'un petit supermarché et traversons le pont pour nous rendre sur l'île de Flores. Nous voulions traverser comme avant que le pont soit construit à bord d'une lancha, petit bateau traditionnel de transport de passagers, et puis nous nous sommes engagés à pieds en nous disant que nous ferons le retour en bateau. Nous sommes aussi revenus à pieds, en voilà de l'immersion pour faire comme les locaux....hum hum....

Une lancha


Flores est une jolie petite île tout en couleur où un bon nombre de touristes, souvent des backpackers viennent poser leurs sacs à dos pour se prélasser la journée dans leurs hammacs (sport numéro 1 en Amérique Centrale) sur les terrasses des petits hôtels qui dominent le lac et faire la fête dans les nombreux bars branchés qui se trouvent sur l'île le soir venu.
Nous pourrons déambuler dans les ruelles sans croiser grand monde en pleine journée sous un soleil de feu.












Tout le contour de l'île est recouvert par l'eau du lac une partie de l'année, ce qui n'empêche nullement les habitants pour rentrer chez eux avec des systèmes D, souvent des parpaings posés dans l'eau pour avancer pas à pas ou en marchant sur le mur qui contourne l'île. Tout le monde s'adapte à tout ici sans avoir besoin de manifester par-ci ou pétitionner par là. (attention, je ne dis pas que c'est inutile pour certaines causes!!!)










Nous trouverons dans une ruelle une boulangerie qui fabrique entre autres de divins empanadas de pina (chaussons à l'ananas). Ils sont en train de regarder un match de foot à la télé lorsque nous nous approchons (d'ailleurs toutes les maisons sur l'île avaient les téléviseurs branchés sur la même chaîne, nous entendions les commentaires en passant devant les volets tirés pour garder un peu de fraîcheur). Quand ils savent que nous sommes français, ils nous invitent à nous installer sur une table à l'intérieur pour regarder avec eux le match PSG / Real de Madrid. Du coup, ils se mettent du côté de Paris jusqu'à ce que nous leur expliquions qu'être français ne signifie pas forcément être parisiens que ce soit pour le foot où pour vivre. Au final ils se remettront à supporter le Real de Zinedine Zidane qui est un passe-partout pour se sortir des pattes des checks points de la police par exemple. Il suffit de parler football et tout passe, nous sommes tous copains! Notre culture footballistisque qui n'est pas nulle pourtant reste bien en deçà de la leur quant au football européen. Ils sont capables de nous parler de toutes les équipes et de toutes les retransmissions des matchs qui vont avoir lieu avec dates et heures. Afficionados de football en Europe, vous avez en main un passeport pour circuler de partout en Amérique Centrale!!!!

A bientôt pour nous retrouver sur la descente vers la côte Caraïbes du Guatémala!

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